Friday, July 23, 2010

A mirage, not a miracle?

The Buttonwood Op-Ed in the Jul 15th 2010 issue of The Economist (A Mirage, Not a Miracle) is very interesting because it summarizes 3 conclusions from the recent financial meltdown and subsequent economic crisis, that should, but unfortunately might not, prove useful to governments, financial institutions, and the public at large:

1 - it explains how banks and financial institutions cheated the established system and took on activities without bearing the risks themselves, thus creating systemic risks. In effect, the huge development of the financial sector was a fake, and a fluke. However, governments still fail to grasp this, despite having committed huge sums in saving banks and supporting consumption to limit te effects of the economic contraction

2 - this was possible only because almost everybody failed to realize that property prices couldn't grow faster than the larger economy. Well, people in France still fail to graps that, and real-estate prices are overdue for a severe correction. They currently stand at 39.1% above their historical purchase price-to-rent ratios. It will probably be less of an issue than in the United States and Great-Britain, since far fewer real-estate owners have used their proprties to refinance loans, due to stricter lending standards. What that means is that a correction is less likely to lead to reduced consumption. However, a large number of "freak-outs" is likely to occur and disrupt the european economy further. Fortunately, german property prices have never increased much above historic levels, and spanish and british prices have already crashed; which shuld limit the wider effect of a fall of french real-estate prices.

3 - the governments are far more efficient when they regulate in order to limit systemic risks and bubbles, rather than intervene in the economy, with a tendency to increase those risks, as the subsidies to real-estate purchases have proven.

Tuesday, July 6, 2010

Réforme des retraites, un échec du marketing?

J'avoue tricher. Ce post ne relève pas vraiment du marketing, plutôt de la communication. Honte à moi pour entretenir la confusion, alors que les deux disciplines sont clairement différentes.

Ce qui est tout aussi clair, c'est que ni le gouvernement, ni ses opposants n'ont de communication claire et bien définie afin d'expliquer la situation, le problème (s'il y en a un) et les solutions possibles. Les formulations simplistes s'affrontent dans une cacophonie de lutte des classes, alors même que les méthodes de comptabilité étatiques n'ont pas clairement, de près ou de loin, fixé de coût aux changements dans la pyramide des âges.

Un ami m'a fait parvenir le lien suivant, décrivant "les grandes phrases force de loi qui sont sorties actuellement par le gouvernement en proposant des "contre arguments"" (je cite le dit ami) http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1174

Ce sont des arguments économiquement (et de façon hilarante) très proches de ceux utilisés par les banques d'investissements pour justifier ce qui semblait être des investissements risqués: "en fait, il n'y a aucun problème, nous contrôlons la situation, et la croissance économique fait que tout va bien aller et se rétablir". Bien évidemment, ces arguments étaient spécieux et de mauvaise foi. Ils ignoraient bon nombre de problèmes systémiques fondamentaux, et la suite des évènements a bien prouvé ce qu'il en était.

De façon générale, il n'est pas bon de bâtir un argument pour étayer une thèse à laquelle on croit instinctivement, et c'est là une grande leçon dans la communication et le marketing au sein des entreprises privées.

Dans le cas d'ATAC, le type d'arguments présenté par le collectif semble fortement s'éloigner de son image, même si les conclusions qui en sont tirées correspondent à ses orientations.

Le gouvernement mène mal le processus de réflexion (marketing) et de communication pour envisager, expliquer, et mettre en place une réforme des retraites. Il reste que nier la nécessité d'une réforme des retraites relève de lacunes out à fait similaires, en particulier si une étude est bâtie autour de ce rejet instinctif, plutôt que pour tenter de comprendre si ce rejet est justifié ou non.

Autant il semble normal qu'un ouvrier (ou d'ailleurs un membre de n'importe quelle autre métier) ne veuille pas faire le même métier jusqu'à 60 ans, autant cela ne veut pas dire qu'il faut entièrement arrêter de travailler. La solution passe peut-être par la reconversion professionnelle, l'augmentation des salariés senior ayant des horaires réduits ou aménagés, et l'augmentation de l'auto-entrepreneuriat qui peut permettre, dans les bonnes circonstances, aux gens de créer une nouvelle carrière et de renouveler un plaisir de travail (et oui, j'ai bien utilisé ce mot).

Mais ni la gauche ni la droite ne pipent mot de tout cela, préférant des grandes formules simplificatrices et démagogiques, et une (fausse) opposition entre classes sociales. C'est tout simplement de la mauvaise communication, et les électeurs ne s'y trompent pas, le niveau de confiance envers les classes politiques ayant atteint des planchers inférieurs à la confiance portée aux entreprises, pourtant culturellement mal perçues en France
Baromètre/sondage sur la confiance dans les institutions

Antoine Parmentier