Wednesday, January 25, 2012

Heroes

We may currently feel as if we sorely lack heroes, and have to delve into the abundant comic-book literature to find hope in those dark times of debt and recession. And yet, I feel some people currently in the public eye genuinely stand as examples of heroism at many levels, including in that most important heroic aspect: how they project into our emotions, the core element of communication and marketing.

Starting with Philippe Pouton, French candidate for the NPA (parti anti-capitaliste)
He is a father figure of a manual worker, working as a Ford blue-collar floor worker, using his hands to bend steel and build cars, and being a presidential candidate in his spare time. Far from a typical politician, he fights for what he believes. 
Like many heroes, he is flawed: his presidential program is utterly unrealistic (nationalization of plants that move abroad or fire workers, paid for by a fund taxing big corporations heavily, company tax rate raised to 50%, stop paying debt interest), and would lead the country to default and bankruptcy within months. However, that take-no-prisoners attitude makes him very popular among downtrodden voters, like a modern batman. 
Never mind that a collective with no leaders or well-defined ideology, the indignados that morphed into Occupy London and Wall street has perfectly understood politics better. It realized that revolution will only scare moderate voters, and that incremental reform is far more likely to attract public sympathy and push elected politicians to enact reforms leading to more fairness. Including a wider population than simply low-level workers, such as students and middle-class is also a recipe for the kind of broad-based reforms that may make capitalism more human. Remarkable communication and political marketing despite some raw edges, but not as heroic.



Another, very different hero, is the new Italian prime minister, Mario Monti. 
It takes a hero to accept to lead a government in today's Italy, brought low by its career politicians, and where tax offices and administrators receive parcel bombs when enacting reforms. It also takes one to tell (albeit indirectly) the mighty Angela Merkel: "Adherence to fiscal discipline is a necessary condition for growth. It is not however a sufficient condition", i.e. austerity is well and good, but you Germans need to promote European growth-oriented reforms. A pro-market economist and former EU commissioner, he appears far less physical than Philippe Poutou, being more of a Professor Xavier. However, a calm, worldly, reasonable, and far-thinking character, he is probably exactly what Italy and indeed Europe need right now to vanquish the most dangerous crisis it ever faced. His tendency to tell the truth about the crisis in non-political jargon is remarkable, and exactly what is needed. He summarizes the entire situation by the following sentences: "austerity is not enough, even for budgetary discipline, if economic activity does not pick up a decent rate of growth. A lowering in interest rates does not depend only on Italy's efforts but also, and essentially, on Europe's ability to confront the crisis in a more decisive way". Of course, that remains a bit vague, but even heroes may have doubts or need to keep their plans hidden from their enemies.

I don't know if M. Monti is the hero we deserve, but I truly feel he's the one we need right now.

Tuesday, January 3, 2012

Les banques et les Etats

Suivi de l'article "The Survival of the Euro"

Désolé de passer de l'anglais au français, mais je préfère poster dans la langue de l'article servant de référence, s'il y en a un. Dans ce cas, un édito de Michel Rocard paru dans Le Monde du 03/01/12 Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?

M. Rocard met en avant le fait que des banques en manque de liquidité avaient eu l'occasion d'emprunter à des taux extrêmement bas auprès des banques centrales, ce à quoi n'ont pas accès les Etats.

Il convient d'ajouter que si une banque a besoin de liquidités, elle est en difficulté, et a donc été mal gérée ou a souffert d'un retournement de conjoncture. Cela revient donc, comme il a été largement démontré depuis le début de la crise de 2008, à récompenser la mauvaise gestion des banques, puisque ces prêts étaient associés à très peu de contraintes. Même si des banques comme Goldman Sachs ont techniquement changé de statut, cela n'a rien changé à leurs opérations, ni aux sommes conséquentes versées à leurs managers.

Ces prêts démontrent aussi l'importance primordiale et excessive que le système bancaire a acquis. Son but est normalement d'être l'huile de l'économie, en prêtant l'argent d'épargnants à des emprunteurs afin de maximiser le développement économique. En allant bien au-delà, le système financier a à mon sens outrepassé son rôle, tout en acquérant une importance, un pouvoir, et des revenus financiers hors de proportion de leur utilité réelle. En effet, le système financier ne produit que peu, même de services. Même les activités de conseil, fort utiles, ne génèrent que peu d'augmentation de productivité auprès de leurs clients.

Or, en relation au post précédent du blog, peu a été fait par les politiciens pour changer cet état de fait. Et quand cela a été le cas, tel en Grèce où les créditeurs privés ont vu leurs prêts disparaître pour moitié, cela a été mal communiqué, ne changeant en rien l'attitude du public, qui se situe entre ressentiment, incompréhension de la complexité du système, et passivité.

La crise de l'euro peut permettre des réformes de fond, et a d'ailleurs généré de bonnes idées, même si leur mise en œuvre peut être difficile à l'échelle internationale, telle la taxe "Tobin" sur les transactions visant à décourager la spéculation à court terme, qui à l'inverse d'investissements à long terme du type de ceux effectués par Berkshire Hattaway, ne remplit pas de fonction utile pour l'économie.

Par contre, si je pense que les taux d'emprunt de la plupart des Etats semblent actuellement très élevés, en particulier au vu des rendements faibles d'autres formes d’investissements telles actions ou matière premières, je ne peux être d'accord avec M. Rocard sur l'idée d'établir une dette à plusieurs niveaux, où des emprunts anciens seraient payés à des taux plus bas que des emprunts récents. Même si les politiciens au pouvoir ont changé, la personne morale de l'Etat ayant emprunté reste la même, et ses créditeurs sont en droit d'attendre un paiement selon les termes signés au moment de l'emprunt.
Il reste que les banques centrales ont effectivement la possibilité d'aider les Etats à refinancer et restructurer leur dette, et que cette possibilité est discutée. Son gros avantage est une sortie rapide de la dette, son gros défaut est que cela évite un réforme nécessaire du train de vie des Etats, comme les dévaluation pré-euro. C'est à coup de dévaluations que des pays comme l'Italie et la Grèce sont sorties de crises antérieures, et cela ne fait qu'amplifier la crise actuelle, puisque les réformes structurelles nécessaires n'ont pas été prices.
De ce point de vue, il sera intéressant de voir les résultats des actions entreprises par le nouveau gouvernement espagnol, qui semblent très profondes, et au vu du taux de chômage actuelles, peuvent difficilement faire empirer la situation.

Sunday, January 1, 2012

Happy new year to all, Bonne année à tous

I wish you all a happy new year, full of interesting conversation topics! Thank you for following this blog

Joyeuse année à tous, qui je l'espère sera remplie de conversations intéressantes! Merci à tous de suivre ce blog