Hello,
As I have been taking a break from writing about politics, economics, and international marketing due to applying my concentration to work matters but have still felt like writing, here's a link to a piece that I wrote for one of my favorite websites, the Truth About Cars:
confessions-of-a-renegade-car-guy-why-i-take-the-bicycle/
Enjoy till next time
Tuesday, September 25, 2012
Saturday, May 5, 2012
Voici un excellent article sur les prélèvements à la source en France:
Charges patronales, charges salariales, abus de langage ?
La France est un des chamions du monde des prélèvements obligatoires. Ils servent à énormément d'actions sociales utiles, mais démultiplient un coût du travail déjà haut, abaissant la compétitivité et productivité des salariés français.
En plus, ils sont peu progressifs, et donc injustes. Un impôt sur le revenu plus clair, prélevé à la source, serait nettement préférable.
Charges patronales, charges salariales, abus de langage ?
La France est un des chamions du monde des prélèvements obligatoires. Ils servent à énormément d'actions sociales utiles, mais démultiplient un coût du travail déjà haut, abaissant la compétitivité et productivité des salariés français.
En plus, ils sont peu progressifs, et donc injustes. Un impôt sur le revenu plus clair, prélevé à la source, serait nettement préférable.
Monday, April 23, 2012
Industrial revolution
No, it's not a joke on the French election results!
I unfortunately do not have much time for a full post, due to a lot of positive news. However, I do hope to have plenty of interesting material to post soon regarding innovation and industrial development, since I will work in that field!
In the meantime, The Economist has a very interesting briefing this week regarding the third industrial revolution. Moving away from mass production and outsourcing and into personalized design, 3D printing, and high-added value, with production shifting back closer to the consumers to shorten supply lines.
Definitely worth checking, and some excellent ideas for the future:
The third industrial revolution
I unfortunately do not have much time for a full post, due to a lot of positive news. However, I do hope to have plenty of interesting material to post soon regarding innovation and industrial development, since I will work in that field!
In the meantime, The Economist has a very interesting briefing this week regarding the third industrial revolution. Moving away from mass production and outsourcing and into personalized design, 3D printing, and high-added value, with production shifting back closer to the consumers to shorten supply lines.
Definitely worth checking, and some excellent ideas for the future:
The third industrial revolution
Thursday, March 29, 2012
Un marché du travail dépassé?
CDI, CDD, intérim, fonctionnaire...
Ces termes sont à la base de notre vision de l'emploi, et sont devenus des castes qui créent une hiérarchie sociale insupportable.
L'intérim est devenu le principal moteur de l'emploi par facilité, les entreprises recherchant la flexibilité qu'il permet. Le CDI est dès lors devenu un graal à atteindre, une sécurité de l'emploi mais qui ne correspond en rien à la valeur de l'employé qui l'obtient.
Et en même temps, la compétitivité et la productivité se dégradent comparativement pour de nombreuses raisons, dont le stress au travail, et la difficulté de former des personnels efficaces, puisque les intérimaires sont souvent remplacés au moment même où ils atteignent leur efficacité actuelle.
Et de l'autre côté, les entreprises peinent à recruter, les profils adaptés étant rares et les employeurs timides.
La règlementation du travail est bien souvent un obstacle plus qu'une aide.
Un ami chef d'entreprise, qui a crée de nombreux emplois, m'a dit, et je pense vraiment qu'il a mis le doigt sur une triste réalité: "la loi française protège les travailleurs des patrons iniques et maléfiques. Mais pour 5% de patrons comme cela, 95% se trouvent empêchés de créer des emplois". Or créer de la richesse est bien le but de l'entreprise, et le meilleur moyen pour cela est d'augmenter la production, encore plus que la productivité, car elle mène à des économies d'échelle. En embauchant, le patron est donc bien dans un raisonnement "égoïste", puisque cela génère plus de production et donc d'argent. Cela génère aussi par les salaires versés plus de consommation.
En termes d'économie, c'est bien là que Keynes et les néo-classiques, théories de la demande et de l'offre, se rejoignent.
Seulement voilà: l'inflexibilité du marché du travail rend ces embauches difficiles, et engage un cercle vicieux, qui paralyse la France depuis les années 80. L'Allemagne en est sortie récemment, et des pays comme le Canada avant elle, tout en gardant des structures sociales fortes et un droit du travail efficace et protégeant suffisamment les travailleurs.
Mais au-delà, il est probable que nos raisonnements actuels en terme d'emplois, et surtout d'emplois à vie, soient en partie dépassés. Oui, certaines entreprises doivent bien embaucher sur le long terme et fidéliser leurs employés.
Mais d'autres ne peuvent se le permettre, tout en ayant des ambitions fortes. Pour elles, il est logique de raisonner en termes de missions, mais tant que ces missions sont assimilées à de l'intérim, elles ne pourront le faire que sur des emplois à bas salaires, les stigmates sociales étant trop fortes. Tant que les banques refuseront de prêter aux intérimaires, les travailleurs refuseront cela.
Ou alors ils sont consultants et auto-entrepreneurs. Le succès de ces types d'emplois démontrent bien l'engouement qu'ils engendrent, et les besoins des entreprises.
Une TPE avec un produit innovant a besoin de développement commercial, de marketing international, de stratégie financière, mais ne peut pas embaucher autant de CDIs. Pour cela, les missions et le temps partagé sont des solutions possibles.
Si l'Etat veut vraiment aider l'emploi, il doit encourager le travail, et cela passe par une revalorisation du travail de courte durée à tous niveaux de salaires. C'est se voiler la face que de diminuer la flexibilité du marché du travail. Cela n'aboutit qu'à créer des castes encore plus éloignées, des privilégiés avec un emploi stable et des précaires. Cela ne sert qu'à renforcer cette perception sociale négative des missions.
Les préoccupations des Français en cette période d'élection étant le pouvoir d'achat et l'emploi, il est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de débats politiques à ce sujet.
Ce post a été inspiré par des conversations avec de nombreuses personnes, travaillant à la région Alsace, ayant crée leur entreprise, travailleurs de tous types et employeurs. Merci à vous pour l'inspiration.
Et maintenant, promis, je change de sujet pour le prochain article!
Ces termes sont à la base de notre vision de l'emploi, et sont devenus des castes qui créent une hiérarchie sociale insupportable.
L'intérim est devenu le principal moteur de l'emploi par facilité, les entreprises recherchant la flexibilité qu'il permet. Le CDI est dès lors devenu un graal à atteindre, une sécurité de l'emploi mais qui ne correspond en rien à la valeur de l'employé qui l'obtient.
Et en même temps, la compétitivité et la productivité se dégradent comparativement pour de nombreuses raisons, dont le stress au travail, et la difficulté de former des personnels efficaces, puisque les intérimaires sont souvent remplacés au moment même où ils atteignent leur efficacité actuelle.
Et de l'autre côté, les entreprises peinent à recruter, les profils adaptés étant rares et les employeurs timides.
La règlementation du travail est bien souvent un obstacle plus qu'une aide.
Un ami chef d'entreprise, qui a crée de nombreux emplois, m'a dit, et je pense vraiment qu'il a mis le doigt sur une triste réalité: "la loi française protège les travailleurs des patrons iniques et maléfiques. Mais pour 5% de patrons comme cela, 95% se trouvent empêchés de créer des emplois". Or créer de la richesse est bien le but de l'entreprise, et le meilleur moyen pour cela est d'augmenter la production, encore plus que la productivité, car elle mène à des économies d'échelle. En embauchant, le patron est donc bien dans un raisonnement "égoïste", puisque cela génère plus de production et donc d'argent. Cela génère aussi par les salaires versés plus de consommation.
En termes d'économie, c'est bien là que Keynes et les néo-classiques, théories de la demande et de l'offre, se rejoignent.
Seulement voilà: l'inflexibilité du marché du travail rend ces embauches difficiles, et engage un cercle vicieux, qui paralyse la France depuis les années 80. L'Allemagne en est sortie récemment, et des pays comme le Canada avant elle, tout en gardant des structures sociales fortes et un droit du travail efficace et protégeant suffisamment les travailleurs.
Mais au-delà, il est probable que nos raisonnements actuels en terme d'emplois, et surtout d'emplois à vie, soient en partie dépassés. Oui, certaines entreprises doivent bien embaucher sur le long terme et fidéliser leurs employés.
Mais d'autres ne peuvent se le permettre, tout en ayant des ambitions fortes. Pour elles, il est logique de raisonner en termes de missions, mais tant que ces missions sont assimilées à de l'intérim, elles ne pourront le faire que sur des emplois à bas salaires, les stigmates sociales étant trop fortes. Tant que les banques refuseront de prêter aux intérimaires, les travailleurs refuseront cela.
Ou alors ils sont consultants et auto-entrepreneurs. Le succès de ces types d'emplois démontrent bien l'engouement qu'ils engendrent, et les besoins des entreprises.
Une TPE avec un produit innovant a besoin de développement commercial, de marketing international, de stratégie financière, mais ne peut pas embaucher autant de CDIs. Pour cela, les missions et le temps partagé sont des solutions possibles.
Si l'Etat veut vraiment aider l'emploi, il doit encourager le travail, et cela passe par une revalorisation du travail de courte durée à tous niveaux de salaires. C'est se voiler la face que de diminuer la flexibilité du marché du travail. Cela n'aboutit qu'à créer des castes encore plus éloignées, des privilégiés avec un emploi stable et des précaires. Cela ne sert qu'à renforcer cette perception sociale négative des missions.
Les préoccupations des Français en cette période d'élection étant le pouvoir d'achat et l'emploi, il est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de débats politiques à ce sujet.
Ce post a été inspiré par des conversations avec de nombreuses personnes, travaillant à la région Alsace, ayant crée leur entreprise, travailleurs de tous types et employeurs. Merci à vous pour l'inspiration.
Et maintenant, promis, je change de sujet pour le prochain article!
Sunday, March 4, 2012
La France
Ayant vécu dans 4 pays différents et revenu en France en 2009, j'ai eu la chance de découvrir d'autres systèmes sociaux, d'autres visions de la société, et d'avoir un œil extérieur sur la France, pays complexe et à facettes multiples.
A l'approche de l'élection présidentielle, on observe des visions différents du pays s'opposer. Au-delà, la grande question actuelle concernant la France, d'un point de vue économique et donc social, est de savoir s'il s'agit d'un pays d'Europe "du Sud" ou "du Nord". Il n'y a pas de réponse claire, et un pays peut d'ailleurs basculer d'un côté à l'autre. Le nouveau gouvernement italien, par exemple, mène des politiques économiques et sociales d'inspiration scandinave et anglaise, ce que l'électorat italien apprécie.
D'un point de vue culturel et géographique, la France est loin d'être un État nation unifié. L'Alsace est un exemple frappant, avec un régime local de sécurité sociale qui est le seul à être en excédent. Néanmoins, vu de l'étranger, et même par de nombreux Français, on retrouve une vision relativement unifiée de la France.
Le sujet étant vaste, on se concentrera sur le potentiel de croissance de la France par l'innovation, l'exportation, et l'administration, et sa comparaison avec d'autres pays sur ces sujets. On restera ainsi sur les sujets de ce blog que sont le marketing, l'export, et le développement économique.
Vue de l'étranger, la France est un pays où il fait bon vivre, de luxe et de vin. Ce sont les activités économiques les plus visibles, et celles qui ont développé les meilleurs réseaux de vente à l'export. La France connaît un déficit commercial important, et trop d'entreprises françaises ne savent pas exporter, mais le luxe est clairement une exception. Pour prendre un exemple empirique, de nombreux vignerons du terroir, qu'on pourrait croire refermés sur eux-même, font des déplacements auprès de gros acheteurs potentiels en Chine et aux Etats-Unis afin de promouvoir et vendre leurs produits. Dans le même temps, Veolia se mord les doigts de ses acquisitions à l'étranger payées bien trop cher, et Bull ou Alcatel sont des noms qui n'évoquent presque rien au-delà des frontières de la France.
Cela veut-il dire que ce sont les PME qui sont dynamiques et créatrices d'emploi? Pas forcément. Ce sont les entreprises nouvellement crées qui le sont, quelle que soit leur taille. Simplement, la plupart des jeunes entreprises sont des PME (source: The Economist: Decline and Small).
Or la majorité de ces PME françaises, hors secteurs suscités, n'ont pas de volonté d'exportation, voyant la France comme leur unique lieu de vente. C'est un contraste marqué avec l'Allemagne, les Pays-Bas, et les pays scandinaves, la source évidente du déficit de la balance commerciale, et une source importante du chômage élevé en France. Cela nuit à la compétitivité, et entretient un sentiment protectionniste: il est plus tentant de se replier sur soi-même si l'on exporte pas. Or le développement économique et donc l'augmentation à long terme de la qualité de vie reposent sur l'augmentation de la compétitivité et des échanges internationaux.
Pour ceux qui arguent que la croissance et l'économie ne sont pas tout, et qu'il vaut mieux une société harmonieuse, la Grèce est bien l'exemple qu'une perte importante de pouvoir d'achat est un drame personnel et national. Les Français en sont bien conscient, plaçant le pouvoir d'achat au cœur de leurs préoccupations.
Malheureusement, la France n'arrive pas à répondre correctement à ses préoccupations, avec un chômage important et une croissance trop faible, ainsi qu'une érosion de la compétitivité. Les Français entrepreneurs partent souvent à l'étranger créer leurs entreprises, appauvrissant d'autant le terrain national. Les sources d'investissement en France sont trop rares, limitant les possibilités de ceux qui veulent créer ou reprendre des entreprises innovantes et créatrices d'emploi.
Et au final, la raison en est simple: beaucoup trop de lourdeurs administratives. L'Etat est fortement immiscé dans tous les pans de la société. Oubliant qu'il est une machine lourde et peu réactive, il ne réalise pas que la création d'entreprise et l'innovation ne se dictent pas.
Que la recherche théorique et fondamentale soit subventionnée par l'Etat est une bonne chose, car le secteur privé ne voit pas forcément à long terme. La politique des pôles et des clusters est une bonne initiative, mais ne remplace pas le foisonnement et l'innovation spontanés qui se génèrent dans des endroits comme la Silicon Valley, New York, Hong-Kong, ou Londres. Or le manque d'investissements privés et les difficultés administrative empêchent ces foisonnements.
On voit bien qu'en France, il y a une chute du nombre d'entreprise ayant plus de 49 salariés. La raison en est simple: une augmentation drastique des régulations à partir de ce nombre. Des entreprises qui veulent croître en sont empêchées par un système inadapté.
Qu'il existe des régulations est nécessaire voire positif pour empêcher les abus. Mais si elles entravent la croissance économique et le dynamisme d'un pays, c'est une perte.
La difficulté pour les étudiants étrangers d'obtenir des visas est un autre exemple. Des jeunes qui choisissent d'étudier en France, et pourraient y rester pour ajouter leurs considérables compétences à la richesse intellectuelle du pays en sont empêchées par des lourdeurs administratives et une crainte de l'étranger.
Souvent, les mêmes qui se dressent contre les partis d'extrême droite sont prompts à vouloir ériger des barrières à l'export et à l'import. Même si les arguments sont économiques plutôt qu'ethniques, la conséquence est la même: une fermeture et un déclin du pays.
Pourtant, les Français sont reconnus comme étant innovateurs, originaux, débrouillards. Ils ont la chance de vivre dans un pays diversifié géographiquement et culturellement, avec un terroir fort mais qui intègre les différences. La France est un pays qui a un riche passé international, et une culture d'innovation. Mais celle-ci se heurte à une administration lourde et inefficace, qui existe trop souvent pour se servir elle-même.
La majorité des étudiants rêvent de devenir fonctionnaires ou d'intégrer un grand groupe, préférant la sécurité à l'innovation, et espérant que d'autres créeront la richesse financière qui permettra à la société de survivre.
Or les grands gagnants du XXIe siècle seront bien les pays et les individus ouverts sur le monde, qui prennent des risques et innovent, et non ceux qui se cachent derrière des barrières protectionnistes et une administration lourde, Singapour plutôt que la Corée du Nord, en utilisant un exemple un peu extrême.
A l'approche de l'élection présidentielle, on observe des visions différents du pays s'opposer. Au-delà, la grande question actuelle concernant la France, d'un point de vue économique et donc social, est de savoir s'il s'agit d'un pays d'Europe "du Sud" ou "du Nord". Il n'y a pas de réponse claire, et un pays peut d'ailleurs basculer d'un côté à l'autre. Le nouveau gouvernement italien, par exemple, mène des politiques économiques et sociales d'inspiration scandinave et anglaise, ce que l'électorat italien apprécie.
D'un point de vue culturel et géographique, la France est loin d'être un État nation unifié. L'Alsace est un exemple frappant, avec un régime local de sécurité sociale qui est le seul à être en excédent. Néanmoins, vu de l'étranger, et même par de nombreux Français, on retrouve une vision relativement unifiée de la France.
Le sujet étant vaste, on se concentrera sur le potentiel de croissance de la France par l'innovation, l'exportation, et l'administration, et sa comparaison avec d'autres pays sur ces sujets. On restera ainsi sur les sujets de ce blog que sont le marketing, l'export, et le développement économique.
Vue de l'étranger, la France est un pays où il fait bon vivre, de luxe et de vin. Ce sont les activités économiques les plus visibles, et celles qui ont développé les meilleurs réseaux de vente à l'export. La France connaît un déficit commercial important, et trop d'entreprises françaises ne savent pas exporter, mais le luxe est clairement une exception. Pour prendre un exemple empirique, de nombreux vignerons du terroir, qu'on pourrait croire refermés sur eux-même, font des déplacements auprès de gros acheteurs potentiels en Chine et aux Etats-Unis afin de promouvoir et vendre leurs produits. Dans le même temps, Veolia se mord les doigts de ses acquisitions à l'étranger payées bien trop cher, et Bull ou Alcatel sont des noms qui n'évoquent presque rien au-delà des frontières de la France.
Cela veut-il dire que ce sont les PME qui sont dynamiques et créatrices d'emploi? Pas forcément. Ce sont les entreprises nouvellement crées qui le sont, quelle que soit leur taille. Simplement, la plupart des jeunes entreprises sont des PME (source: The Economist: Decline and Small).
Or la majorité de ces PME françaises, hors secteurs suscités, n'ont pas de volonté d'exportation, voyant la France comme leur unique lieu de vente. C'est un contraste marqué avec l'Allemagne, les Pays-Bas, et les pays scandinaves, la source évidente du déficit de la balance commerciale, et une source importante du chômage élevé en France. Cela nuit à la compétitivité, et entretient un sentiment protectionniste: il est plus tentant de se replier sur soi-même si l'on exporte pas. Or le développement économique et donc l'augmentation à long terme de la qualité de vie reposent sur l'augmentation de la compétitivité et des échanges internationaux.
Pour ceux qui arguent que la croissance et l'économie ne sont pas tout, et qu'il vaut mieux une société harmonieuse, la Grèce est bien l'exemple qu'une perte importante de pouvoir d'achat est un drame personnel et national. Les Français en sont bien conscient, plaçant le pouvoir d'achat au cœur de leurs préoccupations.
Malheureusement, la France n'arrive pas à répondre correctement à ses préoccupations, avec un chômage important et une croissance trop faible, ainsi qu'une érosion de la compétitivité. Les Français entrepreneurs partent souvent à l'étranger créer leurs entreprises, appauvrissant d'autant le terrain national. Les sources d'investissement en France sont trop rares, limitant les possibilités de ceux qui veulent créer ou reprendre des entreprises innovantes et créatrices d'emploi.
Et au final, la raison en est simple: beaucoup trop de lourdeurs administratives. L'Etat est fortement immiscé dans tous les pans de la société. Oubliant qu'il est une machine lourde et peu réactive, il ne réalise pas que la création d'entreprise et l'innovation ne se dictent pas.
Que la recherche théorique et fondamentale soit subventionnée par l'Etat est une bonne chose, car le secteur privé ne voit pas forcément à long terme. La politique des pôles et des clusters est une bonne initiative, mais ne remplace pas le foisonnement et l'innovation spontanés qui se génèrent dans des endroits comme la Silicon Valley, New York, Hong-Kong, ou Londres. Or le manque d'investissements privés et les difficultés administrative empêchent ces foisonnements.
On voit bien qu'en France, il y a une chute du nombre d'entreprise ayant plus de 49 salariés. La raison en est simple: une augmentation drastique des régulations à partir de ce nombre. Des entreprises qui veulent croître en sont empêchées par un système inadapté.
Qu'il existe des régulations est nécessaire voire positif pour empêcher les abus. Mais si elles entravent la croissance économique et le dynamisme d'un pays, c'est une perte.
La difficulté pour les étudiants étrangers d'obtenir des visas est un autre exemple. Des jeunes qui choisissent d'étudier en France, et pourraient y rester pour ajouter leurs considérables compétences à la richesse intellectuelle du pays en sont empêchées par des lourdeurs administratives et une crainte de l'étranger.
Souvent, les mêmes qui se dressent contre les partis d'extrême droite sont prompts à vouloir ériger des barrières à l'export et à l'import. Même si les arguments sont économiques plutôt qu'ethniques, la conséquence est la même: une fermeture et un déclin du pays.
Pourtant, les Français sont reconnus comme étant innovateurs, originaux, débrouillards. Ils ont la chance de vivre dans un pays diversifié géographiquement et culturellement, avec un terroir fort mais qui intègre les différences. La France est un pays qui a un riche passé international, et une culture d'innovation. Mais celle-ci se heurte à une administration lourde et inefficace, qui existe trop souvent pour se servir elle-même.
La majorité des étudiants rêvent de devenir fonctionnaires ou d'intégrer un grand groupe, préférant la sécurité à l'innovation, et espérant que d'autres créeront la richesse financière qui permettra à la société de survivre.
Or les grands gagnants du XXIe siècle seront bien les pays et les individus ouverts sur le monde, qui prennent des risques et innovent, et non ceux qui se cachent derrière des barrières protectionnistes et une administration lourde, Singapour plutôt que la Corée du Nord, en utilisant un exemple un peu extrême.
Monday, January 30, 2012
Wednesday, January 25, 2012
Heroes
We may currently feel as if we sorely lack heroes, and have to delve into the abundant comic-book literature to find hope in those dark times of debt and recession. And yet, I feel some people currently in the public eye genuinely stand as examples of heroism at many levels, including in that most important heroic aspect: how they project into our emotions, the core element of communication and marketing.
Starting with Philippe Pouton, French candidate for the NPA (parti anti-capitaliste)
He is a father figure of a manual worker, working as a Ford blue-collar floor worker, using his hands to bend steel and build cars, and being a presidential candidate in his spare time. Far from a typical politician, he fights for what he believes.
Like many heroes, he is flawed: his presidential program is utterly unrealistic (nationalization of plants that move abroad or fire workers, paid for by a fund taxing big corporations heavily, company tax rate raised to 50%, stop paying debt interest), and would lead the country to default and bankruptcy within months. However, that take-no-prisoners attitude makes him very popular among downtrodden voters, like a modern batman.
Never mind that a collective with no leaders or well-defined ideology, the indignados that morphed into Occupy London and Wall street has perfectly understood politics better. It realized that revolution will only scare moderate voters, and that incremental reform is far more likely to attract public sympathy and push elected politicians to enact reforms leading to more fairness. Including a wider population than simply low-level workers, such as students and middle-class is also a recipe for the kind of broad-based reforms that may make capitalism more human. Remarkable communication and political marketing despite some raw edges, but not as heroic.
Another, very different hero, is the new Italian prime minister, Mario Monti.
It takes a hero to accept to lead a government in today's Italy, brought low by its career politicians, and where tax offices and administrators receive parcel bombs when enacting reforms. It also takes one to tell (albeit indirectly) the mighty Angela Merkel: "Adherence to fiscal discipline is a necessary condition for growth. It is not however a sufficient condition", i.e. austerity is well and good, but you Germans need to promote European growth-oriented reforms. A pro-market economist and former EU commissioner, he appears far less physical than Philippe Poutou, being more of a Professor Xavier. However, a calm, worldly, reasonable, and far-thinking character, he is probably exactly what Italy and indeed Europe need right now to vanquish the most dangerous crisis it ever faced. His tendency to tell the truth about the crisis in non-political jargon is remarkable, and exactly what is needed. He summarizes the entire situation by the following sentences: "austerity is not enough, even for budgetary discipline, if economic activity does not pick up a decent rate of growth. A lowering in interest rates does not depend only on Italy's efforts but also, and essentially, on Europe's ability to confront the crisis in a more decisive way". Of course, that remains a bit vague, but even heroes may have doubts or need to keep their plans hidden from their enemies.
I don't know if M. Monti is the hero we deserve, but I truly feel he's the one we need right now.
Starting with Philippe Pouton, French candidate for the NPA (parti anti-capitaliste)
He is a father figure of a manual worker, working as a Ford blue-collar floor worker, using his hands to bend steel and build cars, and being a presidential candidate in his spare time. Far from a typical politician, he fights for what he believes.
Like many heroes, he is flawed: his presidential program is utterly unrealistic (nationalization of plants that move abroad or fire workers, paid for by a fund taxing big corporations heavily, company tax rate raised to 50%, stop paying debt interest), and would lead the country to default and bankruptcy within months. However, that take-no-prisoners attitude makes him very popular among downtrodden voters, like a modern batman.
Never mind that a collective with no leaders or well-defined ideology, the indignados that morphed into Occupy London and Wall street has perfectly understood politics better. It realized that revolution will only scare moderate voters, and that incremental reform is far more likely to attract public sympathy and push elected politicians to enact reforms leading to more fairness. Including a wider population than simply low-level workers, such as students and middle-class is also a recipe for the kind of broad-based reforms that may make capitalism more human. Remarkable communication and political marketing despite some raw edges, but not as heroic.
It takes a hero to accept to lead a government in today's Italy, brought low by its career politicians, and where tax offices and administrators receive parcel bombs when enacting reforms. It also takes one to tell (albeit indirectly) the mighty Angela Merkel: "Adherence to fiscal discipline is a necessary condition for growth. It is not however a sufficient condition", i.e. austerity is well and good, but you Germans need to promote European growth-oriented reforms. A pro-market economist and former EU commissioner, he appears far less physical than Philippe Poutou, being more of a Professor Xavier. However, a calm, worldly, reasonable, and far-thinking character, he is probably exactly what Italy and indeed Europe need right now to vanquish the most dangerous crisis it ever faced. His tendency to tell the truth about the crisis in non-political jargon is remarkable, and exactly what is needed. He summarizes the entire situation by the following sentences: "austerity is not enough, even for budgetary discipline, if economic activity does not pick up a decent rate of growth. A lowering in interest rates does not depend only on Italy's efforts but also, and essentially, on Europe's ability to confront the crisis in a more decisive way". Of course, that remains a bit vague, but even heroes may have doubts or need to keep their plans hidden from their enemies.
I don't know if M. Monti is the hero we deserve, but I truly feel he's the one we need right now.
Tuesday, January 3, 2012
Les banques et les Etats
Suivi de l'article "The Survival of the Euro"
Désolé de passer de l'anglais au français, mais je préfère poster dans la langue de l'article servant de référence, s'il y en a un. Dans ce cas, un édito de Michel Rocard paru dans Le Monde du 03/01/12 Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?
M. Rocard met en avant le fait que des banques en manque de liquidité avaient eu l'occasion d'emprunter à des taux extrêmement bas auprès des banques centrales, ce à quoi n'ont pas accès les Etats.
Il convient d'ajouter que si une banque a besoin de liquidités, elle est en difficulté, et a donc été mal gérée ou a souffert d'un retournement de conjoncture. Cela revient donc, comme il a été largement démontré depuis le début de la crise de 2008, à récompenser la mauvaise gestion des banques, puisque ces prêts étaient associés à très peu de contraintes. Même si des banques comme Goldman Sachs ont techniquement changé de statut, cela n'a rien changé à leurs opérations, ni aux sommes conséquentes versées à leurs managers.
Ces prêts démontrent aussi l'importance primordiale et excessive que le système bancaire a acquis. Son but est normalement d'être l'huile de l'économie, en prêtant l'argent d'épargnants à des emprunteurs afin de maximiser le développement économique. En allant bien au-delà, le système financier a à mon sens outrepassé son rôle, tout en acquérant une importance, un pouvoir, et des revenus financiers hors de proportion de leur utilité réelle. En effet, le système financier ne produit que peu, même de services. Même les activités de conseil, fort utiles, ne génèrent que peu d'augmentation de productivité auprès de leurs clients.
Or, en relation au post précédent du blog, peu a été fait par les politiciens pour changer cet état de fait. Et quand cela a été le cas, tel en Grèce où les créditeurs privés ont vu leurs prêts disparaître pour moitié, cela a été mal communiqué, ne changeant en rien l'attitude du public, qui se situe entre ressentiment, incompréhension de la complexité du système, et passivité.
La crise de l'euro peut permettre des réformes de fond, et a d'ailleurs généré de bonnes idées, même si leur mise en œuvre peut être difficile à l'échelle internationale, telle la taxe "Tobin" sur les transactions visant à décourager la spéculation à court terme, qui à l'inverse d'investissements à long terme du type de ceux effectués par Berkshire Hattaway, ne remplit pas de fonction utile pour l'économie.
Par contre, si je pense que les taux d'emprunt de la plupart des Etats semblent actuellement très élevés, en particulier au vu des rendements faibles d'autres formes d’investissements telles actions ou matière premières, je ne peux être d'accord avec M. Rocard sur l'idée d'établir une dette à plusieurs niveaux, où des emprunts anciens seraient payés à des taux plus bas que des emprunts récents. Même si les politiciens au pouvoir ont changé, la personne morale de l'Etat ayant emprunté reste la même, et ses créditeurs sont en droit d'attendre un paiement selon les termes signés au moment de l'emprunt.
Il reste que les banques centrales ont effectivement la possibilité d'aider les Etats à refinancer et restructurer leur dette, et que cette possibilité est discutée. Son gros avantage est une sortie rapide de la dette, son gros défaut est que cela évite un réforme nécessaire du train de vie des Etats, comme les dévaluation pré-euro. C'est à coup de dévaluations que des pays comme l'Italie et la Grèce sont sorties de crises antérieures, et cela ne fait qu'amplifier la crise actuelle, puisque les réformes structurelles nécessaires n'ont pas été prices.
De ce point de vue, il sera intéressant de voir les résultats des actions entreprises par le nouveau gouvernement espagnol, qui semblent très profondes, et au vu du taux de chômage actuelles, peuvent difficilement faire empirer la situation.
Désolé de passer de l'anglais au français, mais je préfère poster dans la langue de l'article servant de référence, s'il y en a un. Dans ce cas, un édito de Michel Rocard paru dans Le Monde du 03/01/12 Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?
M. Rocard met en avant le fait que des banques en manque de liquidité avaient eu l'occasion d'emprunter à des taux extrêmement bas auprès des banques centrales, ce à quoi n'ont pas accès les Etats.
Il convient d'ajouter que si une banque a besoin de liquidités, elle est en difficulté, et a donc été mal gérée ou a souffert d'un retournement de conjoncture. Cela revient donc, comme il a été largement démontré depuis le début de la crise de 2008, à récompenser la mauvaise gestion des banques, puisque ces prêts étaient associés à très peu de contraintes. Même si des banques comme Goldman Sachs ont techniquement changé de statut, cela n'a rien changé à leurs opérations, ni aux sommes conséquentes versées à leurs managers.
Ces prêts démontrent aussi l'importance primordiale et excessive que le système bancaire a acquis. Son but est normalement d'être l'huile de l'économie, en prêtant l'argent d'épargnants à des emprunteurs afin de maximiser le développement économique. En allant bien au-delà, le système financier a à mon sens outrepassé son rôle, tout en acquérant une importance, un pouvoir, et des revenus financiers hors de proportion de leur utilité réelle. En effet, le système financier ne produit que peu, même de services. Même les activités de conseil, fort utiles, ne génèrent que peu d'augmentation de productivité auprès de leurs clients.
Or, en relation au post précédent du blog, peu a été fait par les politiciens pour changer cet état de fait. Et quand cela a été le cas, tel en Grèce où les créditeurs privés ont vu leurs prêts disparaître pour moitié, cela a été mal communiqué, ne changeant en rien l'attitude du public, qui se situe entre ressentiment, incompréhension de la complexité du système, et passivité.
La crise de l'euro peut permettre des réformes de fond, et a d'ailleurs généré de bonnes idées, même si leur mise en œuvre peut être difficile à l'échelle internationale, telle la taxe "Tobin" sur les transactions visant à décourager la spéculation à court terme, qui à l'inverse d'investissements à long terme du type de ceux effectués par Berkshire Hattaway, ne remplit pas de fonction utile pour l'économie.
Par contre, si je pense que les taux d'emprunt de la plupart des Etats semblent actuellement très élevés, en particulier au vu des rendements faibles d'autres formes d’investissements telles actions ou matière premières, je ne peux être d'accord avec M. Rocard sur l'idée d'établir une dette à plusieurs niveaux, où des emprunts anciens seraient payés à des taux plus bas que des emprunts récents. Même si les politiciens au pouvoir ont changé, la personne morale de l'Etat ayant emprunté reste la même, et ses créditeurs sont en droit d'attendre un paiement selon les termes signés au moment de l'emprunt.
Il reste que les banques centrales ont effectivement la possibilité d'aider les Etats à refinancer et restructurer leur dette, et que cette possibilité est discutée. Son gros avantage est une sortie rapide de la dette, son gros défaut est que cela évite un réforme nécessaire du train de vie des Etats, comme les dévaluation pré-euro. C'est à coup de dévaluations que des pays comme l'Italie et la Grèce sont sorties de crises antérieures, et cela ne fait qu'amplifier la crise actuelle, puisque les réformes structurelles nécessaires n'ont pas été prices.
De ce point de vue, il sera intéressant de voir les résultats des actions entreprises par le nouveau gouvernement espagnol, qui semblent très profondes, et au vu du taux de chômage actuelles, peuvent difficilement faire empirer la situation.
Sunday, January 1, 2012
Happy new year to all, Bonne année à tous
I wish you all a happy new year, full of interesting conversation topics! Thank you for following this blog
Joyeuse année à tous, qui je l'espère sera remplie de conversations intéressantes! Merci à tous de suivre ce blog
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