Tuesday, September 25, 2012

Cars, bikes, and trams in Europe

Hello,

As I have been taking a break from writing about politics, economics, and international marketing due to applying my concentration to work matters but have still felt like writing, here's a link to a piece that I wrote for one of my favorite websites, the Truth About Cars:

confessions-of-a-renegade-car-guy-why-i-take-the-bicycle/

Enjoy till next time

Saturday, May 5, 2012

Voici un excellent article sur les prélèvements à la source en France:

Charges patronales, charges salariales, abus de langage ?

La France est un des chamions du monde des prélèvements obligatoires. Ils servent à énormément d'actions sociales utiles, mais démultiplient un coût du travail déjà haut, abaissant la compétitivité et productivité des salariés français.
En plus, ils sont peu progressifs, et donc injustes. Un impôt sur le revenu plus clair, prélevé à la source, serait nettement préférable.

Monday, April 23, 2012

Industrial revolution

No, it's not a joke on the French election results!
I unfortunately do not have much time for a full post, due to a lot of positive news. However, I do hope to have plenty of interesting material to post soon regarding innovation and industrial development, since I will work in that field!

In the meantime, The Economist has a very interesting briefing this week regarding the third industrial revolution. Moving away from mass production and outsourcing and into personalized design, 3D printing, and high-added value, with production shifting back closer to the consumers to shorten supply lines.
Definitely worth checking, and some excellent ideas for the future:

The third industrial revolution


Thursday, March 29, 2012

Un marché du travail dépassé?

CDI, CDD, intérim, fonctionnaire...

Ces termes sont à la base de notre vision de l'emploi, et sont devenus des castes qui créent une hiérarchie sociale insupportable.
L'intérim est devenu le principal moteur de l'emploi par facilité, les entreprises recherchant la flexibilité qu'il permet. Le CDI est dès lors devenu un graal à atteindre, une sécurité de l'emploi mais qui ne correspond en rien à la valeur de l'employé qui l'obtient.
Et en même temps, la compétitivité et la productivité se dégradent comparativement pour de nombreuses raisons, dont le stress au travail, et la difficulté de former des personnels efficaces, puisque les intérimaires sont souvent remplacés au moment même où ils atteignent leur efficacité actuelle.
Et de l'autre côté, les entreprises peinent à recruter, les profils adaptés étant rares et les employeurs timides.
La règlementation du travail est bien souvent un obstacle plus qu'une aide.
Un ami chef d'entreprise, qui a crée de nombreux emplois, m'a dit, et je pense vraiment qu'il a mis le doigt sur une triste réalité: "la loi française protège les travailleurs des patrons iniques et maléfiques. Mais pour 5% de patrons comme cela, 95% se trouvent empêchés de créer des emplois". Or créer de la richesse est bien le but de l'entreprise, et le meilleur moyen pour cela est d'augmenter la production, encore plus que la productivité, car elle mène à des économies d'échelle. En embauchant, le patron est donc bien dans un raisonnement "égoïste", puisque cela génère plus de production et donc d'argent. Cela génère aussi par les salaires versés plus de consommation.
En termes d'économie, c'est bien là que Keynes et les néo-classiques, théories de la demande et de l'offre, se rejoignent.
Seulement voilà: l'inflexibilité du marché du travail rend ces embauches difficiles, et engage un cercle vicieux, qui paralyse la France depuis les années 80. L'Allemagne en est sortie récemment, et des pays comme le Canada avant elle, tout en gardant des structures sociales fortes et un droit du travail efficace et protégeant suffisamment les travailleurs.

Mais au-delà, il est probable que nos raisonnements actuels en terme d'emplois, et surtout d'emplois à vie, soient en partie dépassés. Oui, certaines entreprises doivent bien embaucher sur le long terme et fidéliser leurs employés.
Mais d'autres ne peuvent se le permettre, tout en ayant des ambitions fortes. Pour elles, il est logique de raisonner en termes de missions, mais tant que ces missions sont assimilées à de l'intérim, elles ne pourront le faire que sur des emplois à bas salaires, les stigmates sociales étant trop fortes. Tant que les banques refuseront de prêter aux intérimaires, les travailleurs refuseront cela.
Ou alors ils sont consultants et auto-entrepreneurs. Le succès de ces types d'emplois démontrent bien l'engouement qu'ils engendrent, et les besoins des entreprises.
Une TPE avec un produit innovant a besoin de développement commercial, de marketing international, de stratégie financière, mais ne peut pas embaucher autant de CDIs. Pour cela, les missions et le temps partagé sont des solutions possibles.

Si l'Etat veut vraiment aider l'emploi, il doit encourager le travail, et cela passe par une revalorisation du travail de courte durée à tous niveaux de salaires. C'est se voiler la face que de diminuer la flexibilité du marché du travail. Cela n'aboutit qu'à créer des castes encore plus éloignées, des privilégiés avec un emploi stable et des précaires. Cela ne sert qu'à renforcer cette perception sociale négative des missions.

Les préoccupations des Français en cette période d'élection étant le pouvoir d'achat et l'emploi, il est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de débats politiques à ce sujet.
Ce post a été inspiré par des conversations avec de nombreuses personnes, travaillant à la région Alsace, ayant crée leur entreprise, travailleurs de tous types et employeurs. Merci à vous pour l'inspiration.

Et maintenant, promis, je change de sujet pour le prochain article!

Sunday, March 4, 2012

La France

Ayant vécu dans 4 pays différents et revenu en France en 2009, j'ai eu la chance de découvrir d'autres systèmes sociaux, d'autres visions de la société, et d'avoir un œil extérieur sur la France, pays complexe et à facettes multiples.

A l'approche de l'élection présidentielle, on observe des visions différents du pays s'opposer. Au-delà, la grande question actuelle concernant la France, d'un point de vue économique et donc social, est de savoir s'il s'agit d'un pays d'Europe "du Sud" ou "du Nord". Il n'y a pas de réponse claire, et un pays peut d'ailleurs basculer d'un côté à l'autre. Le nouveau gouvernement italien, par exemple, mène des politiques économiques et sociales d'inspiration scandinave et anglaise, ce que l'électorat italien apprécie.

D'un point de vue culturel et géographique, la France est loin d'être un État nation unifié. L'Alsace est un exemple frappant, avec un régime local de sécurité sociale qui est le seul à être en excédent. Néanmoins, vu de l'étranger, et même par de nombreux Français, on retrouve une vision relativement unifiée de la France.

Le sujet étant vaste, on se concentrera sur le potentiel de croissance de la France par l'innovation, l'exportation, et l'administration, et sa comparaison avec d'autres pays sur ces sujets. On restera ainsi sur les sujets de ce blog que sont le marketing, l'export, et le développement économique.

Vue de l'étranger, la France est un pays où il fait bon vivre, de luxe et de vin. Ce sont les activités économiques les plus visibles, et celles qui ont développé les meilleurs réseaux de vente à l'export. La France connaît un déficit commercial important, et trop d'entreprises françaises ne savent pas exporter, mais le luxe est clairement une exception. Pour prendre un exemple empirique, de nombreux vignerons du terroir, qu'on pourrait croire refermés sur eux-même, font des déplacements auprès de gros acheteurs potentiels en Chine et aux Etats-Unis afin de promouvoir et vendre leurs produits. Dans le même temps, Veolia se mord les doigts de ses acquisitions à l'étranger payées bien trop cher, et Bull ou Alcatel sont des noms qui n'évoquent presque rien au-delà des frontières de la France.
Cela veut-il dire que ce sont les PME qui sont dynamiques et créatrices d'emploi? Pas forcément. Ce sont les entreprises nouvellement crées qui le sont, quelle que soit leur taille. Simplement, la plupart des jeunes entreprises sont des PME (source: The Economist: Decline and Small).

Or la majorité de ces PME françaises, hors secteurs suscités, n'ont pas de volonté d'exportation, voyant la France comme leur unique lieu de vente. C'est un contraste marqué avec l'Allemagne, les Pays-Bas, et les pays scandinaves, la source évidente du déficit de la balance commerciale, et une source importante du chômage élevé en France. Cela nuit à la compétitivité, et entretient un sentiment protectionniste: il est plus tentant de se replier sur soi-même si l'on exporte pas. Or le développement économique et donc l'augmentation à long terme de la qualité de vie reposent sur l'augmentation de la compétitivité et des échanges internationaux.
Pour ceux qui arguent que la croissance et l'économie ne sont pas tout, et qu'il vaut mieux une société harmonieuse, la Grèce est bien l'exemple qu'une perte importante de pouvoir d'achat est un drame personnel et national. Les Français en sont bien conscient, plaçant le pouvoir d'achat au cœur de leurs préoccupations.

Malheureusement, la France n'arrive pas à répondre correctement à ses préoccupations, avec un chômage important et une croissance trop faible, ainsi qu'une érosion de la compétitivité. Les Français entrepreneurs partent souvent à l'étranger créer leurs entreprises, appauvrissant d'autant le terrain national. Les sources d'investissement en France sont trop rares, limitant les possibilités de ceux qui veulent créer ou reprendre des entreprises innovantes et créatrices d'emploi.

Et au final, la raison en est simple: beaucoup trop de lourdeurs administratives. L'Etat est fortement immiscé dans tous les pans de la société. Oubliant qu'il est une machine lourde et peu réactive, il ne réalise pas que la création d'entreprise et l'innovation ne se dictent pas.
Que la recherche théorique et fondamentale soit subventionnée par l'Etat est une bonne chose, car le secteur privé ne voit pas forcément à long terme. La politique des pôles et des clusters est une bonne initiative, mais ne remplace pas le foisonnement et l'innovation spontanés qui se génèrent dans des endroits comme la Silicon Valley, New York, Hong-Kong, ou Londres. Or le manque d'investissements privés et les difficultés administrative empêchent ces foisonnements.

On voit bien qu'en France, il y a une chute du nombre d'entreprise ayant plus de 49 salariés. La raison en est simple: une augmentation drastique des régulations à partir de ce nombre. Des entreprises qui veulent croître en sont empêchées par un système inadapté.
Qu'il existe des régulations est nécessaire voire positif pour empêcher les abus. Mais  si elles entravent la croissance économique et le dynamisme d'un pays, c'est une perte.
La difficulté pour les étudiants étrangers d'obtenir des visas est un autre exemple. Des jeunes qui choisissent d'étudier en France, et pourraient y rester pour ajouter leurs considérables compétences à la richesse intellectuelle du pays en sont empêchées par des lourdeurs administratives et une crainte de l'étranger.
Souvent, les mêmes qui se dressent contre les partis d'extrême droite sont prompts à vouloir ériger des barrières à l'export et à l'import. Même si les arguments sont économiques plutôt qu'ethniques, la conséquence est la même: une fermeture et un déclin du pays.

Pourtant, les Français sont reconnus comme étant innovateurs, originaux, débrouillards. Ils ont la chance de vivre dans un pays diversifié géographiquement et culturellement, avec un terroir fort mais qui intègre les différences. La France est un pays qui a un riche passé international, et une culture d'innovation. Mais celle-ci se heurte à une administration lourde et inefficace, qui existe trop souvent pour se servir elle-même.

La majorité des étudiants rêvent de devenir fonctionnaires ou d'intégrer un grand groupe, préférant la sécurité à l'innovation, et espérant que d'autres créeront la richesse financière qui permettra à la société de survivre.

Or les grands gagnants du XXIe siècle seront bien les pays et les individus ouverts sur le monde, qui prennent des risques et innovent, et non ceux qui se cachent derrière des barrières protectionnistes et une administration lourde, Singapour plutôt que la Corée du Nord, en utilisant un exemple un peu extrême.

Wednesday, January 25, 2012

Heroes

We may currently feel as if we sorely lack heroes, and have to delve into the abundant comic-book literature to find hope in those dark times of debt and recession. And yet, I feel some people currently in the public eye genuinely stand as examples of heroism at many levels, including in that most important heroic aspect: how they project into our emotions, the core element of communication and marketing.

Starting with Philippe Pouton, French candidate for the NPA (parti anti-capitaliste)
He is a father figure of a manual worker, working as a Ford blue-collar floor worker, using his hands to bend steel and build cars, and being a presidential candidate in his spare time. Far from a typical politician, he fights for what he believes. 
Like many heroes, he is flawed: his presidential program is utterly unrealistic (nationalization of plants that move abroad or fire workers, paid for by a fund taxing big corporations heavily, company tax rate raised to 50%, stop paying debt interest), and would lead the country to default and bankruptcy within months. However, that take-no-prisoners attitude makes him very popular among downtrodden voters, like a modern batman. 
Never mind that a collective with no leaders or well-defined ideology, the indignados that morphed into Occupy London and Wall street has perfectly understood politics better. It realized that revolution will only scare moderate voters, and that incremental reform is far more likely to attract public sympathy and push elected politicians to enact reforms leading to more fairness. Including a wider population than simply low-level workers, such as students and middle-class is also a recipe for the kind of broad-based reforms that may make capitalism more human. Remarkable communication and political marketing despite some raw edges, but not as heroic.



Another, very different hero, is the new Italian prime minister, Mario Monti. 
It takes a hero to accept to lead a government in today's Italy, brought low by its career politicians, and where tax offices and administrators receive parcel bombs when enacting reforms. It also takes one to tell (albeit indirectly) the mighty Angela Merkel: "Adherence to fiscal discipline is a necessary condition for growth. It is not however a sufficient condition", i.e. austerity is well and good, but you Germans need to promote European growth-oriented reforms. A pro-market economist and former EU commissioner, he appears far less physical than Philippe Poutou, being more of a Professor Xavier. However, a calm, worldly, reasonable, and far-thinking character, he is probably exactly what Italy and indeed Europe need right now to vanquish the most dangerous crisis it ever faced. His tendency to tell the truth about the crisis in non-political jargon is remarkable, and exactly what is needed. He summarizes the entire situation by the following sentences: "austerity is not enough, even for budgetary discipline, if economic activity does not pick up a decent rate of growth. A lowering in interest rates does not depend only on Italy's efforts but also, and essentially, on Europe's ability to confront the crisis in a more decisive way". Of course, that remains a bit vague, but even heroes may have doubts or need to keep their plans hidden from their enemies.

I don't know if M. Monti is the hero we deserve, but I truly feel he's the one we need right now.

Tuesday, January 3, 2012

Les banques et les Etats

Suivi de l'article "The Survival of the Euro"

Désolé de passer de l'anglais au français, mais je préfère poster dans la langue de l'article servant de référence, s'il y en a un. Dans ce cas, un édito de Michel Rocard paru dans Le Monde du 03/01/12 Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?

M. Rocard met en avant le fait que des banques en manque de liquidité avaient eu l'occasion d'emprunter à des taux extrêmement bas auprès des banques centrales, ce à quoi n'ont pas accès les Etats.

Il convient d'ajouter que si une banque a besoin de liquidités, elle est en difficulté, et a donc été mal gérée ou a souffert d'un retournement de conjoncture. Cela revient donc, comme il a été largement démontré depuis le début de la crise de 2008, à récompenser la mauvaise gestion des banques, puisque ces prêts étaient associés à très peu de contraintes. Même si des banques comme Goldman Sachs ont techniquement changé de statut, cela n'a rien changé à leurs opérations, ni aux sommes conséquentes versées à leurs managers.

Ces prêts démontrent aussi l'importance primordiale et excessive que le système bancaire a acquis. Son but est normalement d'être l'huile de l'économie, en prêtant l'argent d'épargnants à des emprunteurs afin de maximiser le développement économique. En allant bien au-delà, le système financier a à mon sens outrepassé son rôle, tout en acquérant une importance, un pouvoir, et des revenus financiers hors de proportion de leur utilité réelle. En effet, le système financier ne produit que peu, même de services. Même les activités de conseil, fort utiles, ne génèrent que peu d'augmentation de productivité auprès de leurs clients.

Or, en relation au post précédent du blog, peu a été fait par les politiciens pour changer cet état de fait. Et quand cela a été le cas, tel en Grèce où les créditeurs privés ont vu leurs prêts disparaître pour moitié, cela a été mal communiqué, ne changeant en rien l'attitude du public, qui se situe entre ressentiment, incompréhension de la complexité du système, et passivité.

La crise de l'euro peut permettre des réformes de fond, et a d'ailleurs généré de bonnes idées, même si leur mise en œuvre peut être difficile à l'échelle internationale, telle la taxe "Tobin" sur les transactions visant à décourager la spéculation à court terme, qui à l'inverse d'investissements à long terme du type de ceux effectués par Berkshire Hattaway, ne remplit pas de fonction utile pour l'économie.

Par contre, si je pense que les taux d'emprunt de la plupart des Etats semblent actuellement très élevés, en particulier au vu des rendements faibles d'autres formes d’investissements telles actions ou matière premières, je ne peux être d'accord avec M. Rocard sur l'idée d'établir une dette à plusieurs niveaux, où des emprunts anciens seraient payés à des taux plus bas que des emprunts récents. Même si les politiciens au pouvoir ont changé, la personne morale de l'Etat ayant emprunté reste la même, et ses créditeurs sont en droit d'attendre un paiement selon les termes signés au moment de l'emprunt.
Il reste que les banques centrales ont effectivement la possibilité d'aider les Etats à refinancer et restructurer leur dette, et que cette possibilité est discutée. Son gros avantage est une sortie rapide de la dette, son gros défaut est que cela évite un réforme nécessaire du train de vie des Etats, comme les dévaluation pré-euro. C'est à coup de dévaluations que des pays comme l'Italie et la Grèce sont sorties de crises antérieures, et cela ne fait qu'amplifier la crise actuelle, puisque les réformes structurelles nécessaires n'ont pas été prices.
De ce point de vue, il sera intéressant de voir les résultats des actions entreprises par le nouveau gouvernement espagnol, qui semblent très profondes, et au vu du taux de chômage actuelles, peuvent difficilement faire empirer la situation.

Sunday, January 1, 2012

Happy new year to all, Bonne année à tous

I wish you all a happy new year, full of interesting conversation topics! Thank you for following this blog

Joyeuse année à tous, qui je l'espère sera remplie de conversations intéressantes! Merci à tous de suivre ce blog

Monday, December 12, 2011

The survival of the Euro

The Economist published a thought-provoking editorial last week:

The Euro Zone: is this really the end (I have reproduced it full below for clarity).

Now, as much as I love The Economist, I don't read their editorials very often, as they tend to be a little too smug, and often treat opinions as fact, unlike the rest of the magazine. This is well-known and often pointed out by its reader mail.

This one, however, gets many things right, although several elements are lacking, in particular regarding how the public sees the crisis. This is a critical element from a political perspective, but also because politicians have done a very poor job of not only reacting to the crisis, as the editorial points out, but also of explaining it in simple, yet correct terms, and in marketing the solutions to the electorate.

It is difficult to argue against austerity measures at the moment. Want it or not, we do live in a market economy, and states do borrow routinely. however, excess debt is a huge risk for economic stability, growth, and future generations.

But politicians need to work much harder in making those measures palatable to the public, through the following points:
1-  clear explanation of the origins and effects of the crisis, and how it impacts everyone. While ratings agencies are convenient villains, the fact remains that most states have lived beyond their means for too long, and deficits matter, contrary to what Dick Cheney once famously said
2- explain that not only is everyone affected, but that in some measure, everyone is responsible for it, since either through lower taxes or higher redistribution, most of the population of a state benefited from its higher expenses fueled by excessive borrowing. An important longterm issue is to decide which category of the population is more deserving of the state largesse, but that is a matter for internal politics to settle, and elected politicians should not skirt the issue through increased debt
3- accept that some are more responsible than others. While the population benefited from state expenses, banks also made the choice to lend, without proper risk assessment, and it's normal that they would lose some of the money invested. If banks made bad choices and need to be rescued by the state, its managers and even workers should have a price to pay for that, since they failed at their job. However, it's also inappropriate that private creditors have to take on more blame than public creditors as that is counterproductive for future loaning, as was the case in Greece
4-Politicians must accept to take some of the blame. It may even turn out to be positive in elections, as voters are tired to see the crisis progress despite pronouncements that the last summit made everything all right. Decisive action was not taken for too long because of political dithering, making the crisis far worse than it had too

As of December 11, it seems that comprehensive change has at least been decided on, and that a page may be turned. However, the lack of proper communication to populations and voters remains endemic, and I wouldn't be surprised if popular support for attempts to save the Euro remains correspondingly low, hurting the chances of recovery.





The euro zone


Is this really the end?


Unless Germany and the ECB move quickly, the single currency’s collapse is looming






EVEN as the euro zone hurtles towards a crash, most people are assuming that, in the end, European leaders will do whatever it takes to save the single currency. That is because the consequences of the euro’s destruction are so catastrophic that no sensible policymaker could stand by and let it happen.
A euro break-up would cause a global bust worse even than the one in 2008-09. The world’s most financially integrated region would be ripped apart by defaults, bank failures and the imposition of capital controls (see article). The euro zone could shatter into different pieces, or a large block in the north and a fragmented south. Amid the recriminations and broken treaties after the failure of the European Union’s biggest economic project, wild currency swings between those in the core and those in the periphery would almost certainly bring the single market to a shuddering halt. The survival of the EU itself would be in doubt.
Yet the threat of a disaster does not always stop it from happening. The chances of the euro zone being smashed apart have risen alarmingly, thanks to financial panic, a rapidly weakening economic outlook and pigheaded brinkmanship. The odds of a safe landing are dwindling fast.

Markets, manias and panics
Investors’ growing fears of a euro break-up have fed a run from the assets of weaker economies, a stampede that even strong actions by their governments cannot seem to stop. The latest example is Spain. Despite a sweeping election victory on November 20th for the People’s Party, committed to reform and austerity, the country’s borrowing costs have surged again. The government has just had to pay a 5.1% yield on three-month paper, more than twice as much as a month ago. Yields on ten-year bonds are above 6.5%. Italy’s new technocratic government under Mario Monti has not seen any relief either: ten-year yields remain well above 6%. Belgian and French borrowing costs are rising. And this week, an auction of German government Bunds flopped.
The panic engulfing Europe’s banks is no less alarming. Their access to wholesale funding markets has dried up, and the interbank market is increasingly stressed, as banks refuse to lend to each other. Firms are pulling deposits from peripheral countries’ banks. This backdoor run is forcing banks to sell assets and squeeze lending; the credit crunch could be deeper than the one Europe suffered after Lehman Brothers collapsed.
Add the ever greater fiscal austerity being imposed across Europe and a collapse in business and consumer confidence, and there is little doubt that the euro zone will see a deep recession in 2012—with a fall in output of perhaps as much as 2%. That will lead to a vicious feedback loop in which recession widens budget deficits, swells government debts and feeds popular opposition to austerity and reform. Fear of the consequences will then drive investors even faster towards the exits.
Past financial crises show that this downward spiral can be arrested only by bold policies to regain market confidence. But Europe’s policymakers seem unable or unwilling to be bold enough. The much-ballyhooed leveraging of the euro-zone rescue fund agreed on in October is going nowhere. Euro-zone leaders have become adept at talking up grand long-term plans to safeguard their currency—more intrusive fiscal supervision, new treaties to advance political integration. But they offer almost no ideas for containing today’s conflagration.

Germany’s cautious chancellor, Angela Merkel, can be ruthlessly efficient in politics: witness the way she helped to pull the rug from under Silvio Berlusconi. A credit crunch is harder to manipulate. Along with leaders of other creditor countries, she refuses to acknowledge the extent of the markets’ panic (see article). The European Central Bank (ECB) rejects the idea of acting as a lender of last resort to embattled, but solvent, governments. The fear of creating moral hazard, under which the offer of help eases the pressure on debtor countries to embrace reform, is seemingly enough to stop all rescue plans in their tracks. Yet that only reinforces investors’ nervousness about all euro-zone bonds, even Germany’s, and makes an eventual collapse of the currency more likely.
This cannot go on for much longer. Without a dramatic change of heart by the ECB and by European leaders, the single currency could break up within weeks. Any number of events, from the failure of a big bank to the collapse of a government to more dud bond auctions, could cause its demise. In the last week of January, Italy must refinance more than €30 billion ($40 billion) of bonds. If the markets balk, and the ECB refuses to blink, the world’s third-biggest sovereign borrower could be pushed into default.

The perils of brinkmanship
Can anything be done to avert disaster? The answer is still yes, but the scale of action needed is growing even as the time to act is running out. The only institution that can provide immediate relief is the ECB. As the lender of last resort, it must do more to save the banks by offering unlimited liquidity for longer duration against a broader range of collateral. Even if the ECB rejects this logic for governments—wrongly, in our view—large-scale bond-buying is surely now justified by the ECB’s own narrow interpretation of prudent central banking. That is because much looser monetary policy is necessary to stave off recession and deflation in the euro zone. If the ECB is to fulfil its mandate of price stability, it must prevent prices falling. That means cutting short-term rates and embarking on “quantitative easing” (buying government bonds) on a large scale. And since conditions are tightest in the peripheral economies, the ECB will have to buy their bonds disproportionately.
Vast monetary loosening should cushion the recession and buy time. Yet reviving confidence and luring investors back into sovereign bonds now needs more than ECB support, restructuring Greece’s debt and reforming Italy and Spain—ambitious though all this is. It also means creating a debt instrument that investors can believe in. And that requires a political bargain: financial support that peripheral countries need in exchange for rule changes that Germany and others demand.
This instrument must involve some joint liability for government debts. Unlimited Eurobonds have been ruled out by Mrs Merkel; they would probably fall foul of Germany’s constitutional court. But compromises exist, as suggested this week by the European Commission (see Charlemagne). One promising idea, from Germany’s Council of Economic Experts, is to mutualise all euro-zone debt above 60% of each country’s GDP, and to set aside a tranche of tax revenue to pay it off over the next 25 years. Yet Germany, still fretful about turning a currency union into a transfer union in which it forever supports the weaker members, has dismissed the idea.
This attitude has to change, or the euro will break up. Fears of moral hazard mean less now that all peripheral-country governments are committed to austerity and reform. Debt mutualisation can be devised to stop short of a permanent transfer union. Mrs Merkel and the ECB cannot continue to threaten feckless economies with exclusion from the euro in one breath and reassure markets by promising the euro’s salvation with the next. Unless she chooses soon, Germany’s chancellor will find that the choice has been made for her.

Tuesday, November 8, 2011

Terre d'Innovation

Afin de continuer sur le thème des nombreux participants à la culture blog sur internet, voici  Alsace Terre d'Innovation. Il s'agit d'un groupe de discussion LinkedIn permettant à ses membres d'échanger sur de nombreux sujets à la manière d'un forum, mais avec des thèmes précis, et modéré par le fait que les membres soient tous invités/co-optés par d'autres.

Parmi les discussions récentes, Où est passée la culture d'entreprendre en France? a réuni de nombreux commentaires. On y voit là l'intérêt d'avoir des sources d'opinions beaucoup plus variées que celles proposées par les médias classiques, tout en évitant les écueils de groupes trop peu modérés, qui dégénèrent souvent en guerres des mots.

Bien entendu, il n'y a là rien de nouveau, et les forums et réseaux sociaux sont maintenant fortement ancrés dans notre culture. Il me semble néanmoins qu'un thème spécifique, qu'il s'agisse d'affaires professionnelles ou de loisirs, permette d'avoir une communauté plus restreinte et "focussée" sur les sujets précis abordés dans ce réseau.
Je trouve très intéressant de voir les opinions des autres, et c'est là un point essentiel: s'il est bien sûr agréable d'exprimer son opinion, celle-ci ne peut avoir de valeur que si on prête une grande attention à celle des autres, créant ainsi une réciprocité permettant à chacun d'être entendu, mais surtout d'écouter les autres et par là-même d'enrichir ses opinions et connaissances.

L'internet, pour une fois, présente peut-être même un avantage de ce point de vue. S'il n'a pas la spontanéité et le plaisir du contact direct venant d'une conversation entre personnes physiques, il permet de lire à son rythme, en fonction des disponibilités temporelles et mentales de chacun, augmentant donc potentiellement notre capacité d'attention.

D'un point de vue marketing, il est non seulement utile aux professionnels de cette discipline de pouvoir lire des avis divers, des opinions pouvant mener à des processus d'achat, mais aussi d'établir des contacts potentiels. Dans la mesure où le BtoB autant que le BtoC ont énormément évolué avec les méthodes de contact internet, il est essentiel de rester d'actualité et de suivre les évolutions des processus d'achat et de décision. Suivre et lire blogs et réseaux sociaux est bien entendu une méthode efficace de prendre le pouls de la société de ce point de vue. Cela peut être fait empiriquement, par la lcture de blogs influents ou de commentaires de membres fortement connectés. D'autre part, les données chiffrées des actions des utilisateurs vendues par des réseaux comme Facebook valent bien souvent de l'or....

Tuesday, November 1, 2011

Quelques autres blogs- some other blogs

Pour les lecteurs intéressés par d'autres blogs fascinants sur des sujets proches, voici quelques uns de mes favoris.
Je n'ai pas privilégié les gros blogs ou ceux apparaissant facilement sur les moteurs de recherche, mais ceux de gens que je connais personnellement et dont jai pu apprécier l'esprit analytique et critique.

Blog de Philippe Chalmin: économiste et lettré spécialisant en marchés des matières premières, il a écrit de nombreux livres et a une perspective politiquement modérée alliant une vision à long terme et une claire prise en compte des défis économiques, avec une perspective humaniste et écologique.

Katharine Hadow's blog: Katharine is a marketing specialist in the US (NJ and Indiana), and her blog displays her writing abilities, wits, and sarcastic streak, Some posts are also wistful, and all display a keen interest for her fellow human beings, appropriate for a marketing specialist. 

Please do not hesitate to visit those blogs, one in French, one in English

Wednesday, September 28, 2011

Too good not to share

Nothing new, but a great summary of BtoC marketing by The Economist:

Schumpeter on marketing

BtoB industry can be glamour, despite the lack of “brand recognition”

Brands are often considered paramount in today's marketing, to the point that monetary values are often assigned to them. This is obviously exceedingly difficult, not only because the concept of brand and what it entails is very vague, but also because of the subjectivity and changing tastes and constraints. For example, being environmentally and socially conscious is pretty much a requisite for a modern brand. It also raises questions such as "is it better for a brand to be well-known, or to have a high percentage of positive opinions?" Furthermore, the brand is closely related to the product, but public perception for a brand can sometimes be quite different from the product itself.

An opinion pollster, Interbrand, publishes each year a survey of "the 100 best global brands" (see here: http://interbrand.com/en/best-global-brands/best-global-brands-2008/best-global-brands-2010.aspx), and has an solid methodology, but interestingly, most people I showed it to had widely divergent views. Obviously, the survey represents an aggregate of opinions leaning towards a mean, but it's interesting to see how individuals have a very strong sense of the hierarchy each of them attributes to brand, to a level that can be considered equal, if not superior, to political opinions. For that matter, I have already argued that politics now includes many elements of branding, sales, and marketing, for good or ill.
This is what makes it so fiendishly difficult for a company to maintain a good brand image, especially at a time when technology allows information and criticism to flow so much faster and at little cost. Although the power of the internet should not be overestimated, as advertising and marketing use many different media, it does allow entities with small budgets, such as NGOs or individuals, to strongly criticize brand and bring their message to mass media. An example of that is the Greenpeace spoof on Volkswagen Star Wars' ad. It is also tempting to use a brand power to expand it, bur at the risk of diminishing the brand's image. Apple has successfully taken this risk by going into mobile phones and music sales, as seen in previous blog entries, without alienating customers.

That said, the main point of today's blog entry is how little recognition industrial brands have, in particular BtoB. It makes sense for reasons seen below, but is still worth discussing, as it strongly alters marketing techniques.
When teaching marketing, I did ask students to pick and follow a brand, building it themselves as a marketing exercise, explicitly stating that they could take either BtoB or BtoC. I argued that BtoB is comparatively easier to start with as it involves fewer variables: no focus groups, more long-term customer contact, more faithful customers due to long-term relationships, little or no advertisement. And yet, all the students picked consumer brands, preferably luxury and high-tech brands. Similarly, the only industrial companies whose brands truly register with people are BtoC, consumer-oriented brands. That reflects not only the higher visibility of those brands, but also the fact that most people notice mostly what they pay for as direct customers. For example, Getrag or Bosch are huge industrial car part suppliers, yet less known than even small automakers such as Fiat. Veolia has some brand value, mostly because it puts its name on buses and containers, but since it does business mostly with public collectivities, people do not see themselves as consumers, even though they indirectly are through their taxes.

While we could argue that BtoB brands do not need the same level of name recognition than BtoC brands, since their customer relationships are different, it still matters. Recruitment is one example, since graduates and job seekers may prefer well-known companies. Generating public sympathy is also a plus, as it can influence public policies, such as supporting a certain type of industry. Obviously, that point also depends on many other factors.

That said, should BtoB companies invest more in public relations in order to enhance their brand image? Considered the cost and the incertitude of returns on investment, investing in R&D, training, recruitment, and other such elements is most likely a better option, one chosen by most companies.

At the same time, I am impressed to see the efforts of industrial companies to adapt a business that is not very glamour, overcoming and evolving to changing regulations and long-term trends. Consumer fads do not matter as much as underlying changes, such as the necessity to hedge for national sales evolutions, environmental and industrial regulations (themselves led by end consumers and politicians), and fickle public officials. And those changes have an influence on our daily lives that is just as great as consumer technology improvements such as WiFi, GPS, or ESP.
For example, I have recently researched several companies. One recycles food processing industry leftovers, and turns them into fully usable products for sectors as diverse as bio-fuels, lipochemistry, and animal nutrition. Another is a traditional company that creates insulation materials, evolving to reduce its environmental impact, using more natural materials, and building “green roof structures”. A third builds heating systems and a fourth, electrical systems.
All have poured money, time, and the motivation of their staff into many improvements. They not only make the company more competitive, reducing costs and improving margins, complying with new regulations, but also fulfill an important environmental role. This is achieved through improvements in products, production methods, in the building themselves. External factors are also looked at, often with the partners involved: fewer deliveries cut fuel consumption and expenses at little extra inventory cost, while packaging is minimized and production leftovers recycled and re-used. Those incremental improvements, aggregated, have arguably more impact than large-scale projects in transportation systems and infrastructure, and yet generates far less publicity and debate.

Large multinational companies have had to adapt for a long time, but the recent wave of globalization has meant that even small companies now function internationally, either exporting their production, importing parts, or opening plants abroad. They do not have the legal resources of larger companies, yet adapt remarkably well, hiring more international staff and local agents in order to penetrate foreign markets. This has become essential for companies to survive and grow, as it opens not only new markets, but also hedges risks, regardless of the size of the manufacturer.

Environmentally conscious, important R&D budgets, open to international markets, flexible? I call that glamour.

Future entries may develop some of the themes introduced here, such as
  • the influence of state and public policies on regulations and markets. They also include the impact of institutions and custom systems such as the EU, Mercosur, NAFTA, and so on.
  • How public mood and opinion affects those policies on national and international levels
  • consequences of the increased globalization on sales, recruitment and production

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Thursday, September 15, 2011

"Partage de la culture" ou vol?

J'ai récemment vu sur Facebook une pétiion pour "la liberté du partage de la culture", c'est à dire contre la loi Hadopi.

C'est une belle formulation, certainement, et en tout cas un bel acte de "marketing" de ce qui est légalement un vol de propriété intellectuelle.
Ceci dit, il est intéressant de constater que nombre d'entre nous ne considèrent pas la propriété intellectuelle comme une propriété privée, au contraire d'objets physiques. Les sentiments varient énormément en fonction des pays et de leur culture, ainsi bien sûr que du PIB par habitant en PPP. Un pays pauvre constatera très logiquement plus de piratages.

La France et les USA sont des cas intéressants, car dans la moyenne. Des abonnements peu chers et un accès facile à la musique et vidéo augmentent le taux de piratage, tandis que des systèmes légaux bien établis viennent le contrecarrer.

L'aspect psychologique est probablement le plus intéressant, mais très difficile à catégoriser succinctement. De nombreuses personnes sont outrées par les actions du gouvernement et des entreprises privées pour "restreindre", c'est à dire monnayer, l'accès à la "culture" (si on peut appeler ainsi les séries TV et tubes musicaux).
Mais à moins que le possesseur de l'oeuvre ne décide de l'offrir gratuitement au public, il n'y a aucune raison objective pour que l'acquisition de cette propriété intellectuelle soit gratuite, et ce même si elle a déjà été diffusée gratuitement sur des supports tels que radio et TV, payée dans ce cas par un abonnement ou les recettes publicitaires.
Au final, la plupart des arguments en faveur de la gratuité relèvent soit de politique anti-capitaliste un peu fallacieuse (avis aux fans de Lady Gaga: elle est tout ce qu'il y a de capitaliste) soit de justification pour ce qu'il reste un vol.
Les majors du disque ont essuyé des pertes financières lourdes, et cherchent donc à rentabiliser leurs oeuvres. Madonna n'a certes pas besoin des 20€ de la vente d'un disque, mais les ingénieurs du son, camionneurs, comptables, et tous les employés du label, du magasin de vente, et des intermédiaires souffrent des baisses d'achat.

Pour les compagnies en question, il n'y a que peu d'issues, pouvant être menées parallèlement:
- un combat d'arrière-garde légal en faveur de la répression, ou des barrières technologiques. Dans les 2 cas, cette solution est peu efficace, le nombre de pirates faisant que la loi et dépassée et les protections vite battues
- la recherche de nouveaux modèles économiques dans la cadre de la gratuité de l'oeuvre. Downloaders, ne venez pas vous plaindre si les placements de produits dans les oeuvres se multiplient. A quand un coca-cola dans "La Guerre des Trônes"?
- une voie intermédiaire consistant à proposer le produit à un moindre coût. Si cette alternative semble attirante, elle comporte un risque majeur, qui est celui que les utilisateurs ne sont pas forcément prêts à payer du tout pour l'oeuvre. C'est particulièrement vrai si la baisse des prix entraîne une baisse des budgets et donc de la qualité

De façon intéressante, cette problématique s'inscrit dans le coeur des évolutions les plus importantes et constantes du monde moderne:
- globalisation: un pirate peut mettre un programme en download pour des utilisateurs du monde entier, la traduction étant rapidement effectuée par des groupes locaux
- régionalisation: malgré la globalisation, un des solutions proposées consiste à rendre les oeuvres plus locales, afin d'intéresser des publics spécifiques, plus susceptibles de payer pour une oeuvre
- décentralisation: des petits groupes ou personnes isolées peuvent maintenant accéder à de nombreuses oeuvres ou les pirater facilement
- développement technologique, de nombreux foyers regardant des vidéos sur ordinateur, ou smartphone, et les faisant passer à d'autres utilisateurs, d'où d'ailleurs la montée en puissance de la vidéo on demand (VoD) comme moyen de vente des oeuvres culturelles.